jeudi 7 avril 2011

"The sky is the limit!!"

20 pays représentés, 3 000 participants…la grande finale mondiale des meilleurs eco-entrepreneurs du Green business s’est déroulée le 17 novembre  2010 en Silicon Valley. Parmi les lauréats, Soft4Energy, le candidat français du CleanTech Open. Voyage au cœur de l’intelligence collective avec Pierre Nougué co-fondateur d’ECOSYS Group et initiateur du dispositif en France.


CleanTech Open organise chaque année le concours mondial des startups dans les technologies propres. Comment s’est passée l’édition 2010 ?
Soft4energy a été sélectionnée par le CleanTech Open France pour représenter notre pays. En tant qu’initiateur de ce dispositif, j’ai tout naturellement accompagné son dirigeant, Gabriel Dabi Schwebel dans la Silicon Valley pour ce formidable rendez-vous. Au programme, 3 jours intenses de rencontres, de conférences, d’ateliers, d’expositions. En d’autres termes, une immersion totale dans l’écosystème green américain et international. Un formidable réservoir d’avenir et de créativité.

Avez-vous perçu un dénominateur commun entre tous les participants ?
Nous étions entourés des plus brillants éco entrepreneurs de l’univers des clean tech qui avaient un même objectif : partager de l’expérience et faire fructifier leurs projets par la mise en réseau.
Quel que soit le pays d’origine, la démarche reposait sur la même dynamique : mettre en perspective une nouvelle économie circulaire. Il s’agit de faire plus et mieux tout en réduisant les gâchis et les dépenses inutiles. Un but atteint à la condition de conjuguer intelligence collective, innovations et pertinences des technologies de l’information.
L’écosystème s’étend de plus en plus et n’oublie pas de remettre en question sa vision d’un futur durable. Un potentiel incroyable qui aurait pour devise : the sky is the limit.

Dans quel état d’esprit était Soft4Energy, le candidat français ?
Soft4Energy sort de sa phase de mise au point de projet. Une réflexion longue pour modéliser son produit de monitoring de centrales photovoltaïques.
Au moment où Soft4Energy va signer son premier contrat, elle est emportée dans une dimension internationale. Sa participation au CleanTech Open est une bouffée d’air incroyable qui le conduit à voir plus grand. Une avancée à la fois institutionnelle et créative. Pour innover, il faut être rigoureux, déployer des méthodes tout en faisant preuve d’audace. Une des clés de la réussite est de se laisser envahir par des idées nouvelles. L’immersion dans la Silicon valley est très riche dans ce sens.

Qui représente l’Ecosystème green mondial ?
Les technologies propres sont en pleine expansion. Les partenaires du CleanTech Open issus de la banque, des fonds d’investissement, de la sphère publique, des universités ou de grands groupes privés sont révélateurs d’un intérêt large et grandissant. Lors de la finale, nous avons été en relation étroite avec la communauté internationale et introduits dans l’écosystème français implanté en Californie. Il y a des compatriotes extrêmement talentueux installés à l’étranger qui sont attachés aux valeurs françaises et européennes. Ils ont une vision tactique remarquable en tant que citoyen du monde.

Si vous deviez retenir deux temps forts de cette expérience américaine ?
Le premier est lorsque la France s’est retrouvée finaliste parmi les 20 pays représentés. 5 des meilleurs projets ont été sélectionnés, elle en faisait partie. Soft4Energy n’a pas été classée première mais c’est déjà un énorme succès d’avoir retenu l’attention de l’écosystème international.
Le second point marquant : la mentalité de tous ces entrepreneurs qui vont straight to the point. Les savoir-faire sont très pointus et les projets pragmatiques. Nous étions face à de vrais business modèles porteurs de sens qui répondent à des réalités réglementaires, politiques et stratégiques. La recherche d’alliances et de synergies est prédominante. On pense en marchant, on avance en créant de la valeur. C’est un comportement structurant inscrit dans le mouvement.

Quelle est la vision d’ECOSYS Group pour développer davantage la croissance verte ?
Les technologies propres en France, en Europe comme dans le reste du monde repose sur une économie circulaire dont le moteur est la mise en réseau, le partage, la démultiplication des flux et l’implication des parties prenantes. Notre rôle est d’accélérer les liens et de participer à leur développement. Il existe des grands réseaux internationaux et nous voulons que la France en fasse partie. Ecosys Group, en partenariat avec la Global Entrepeneurship Week et les Journées de l’Entrepreneur mais aussi avec le soutien précieux de partenaires comme  SFR et Regus, y participe activement tout au long de l’année. Nous avons lancé le CleanTech Open en France pour détecter les éco-entrepreneurs talentueux et les accompagner concrètement dans leur développement.

La France est-elle pour vous assez dynamique sur ces sujets ?
Notre pays a de très fortes potentialités. Des grands groupes français sont leaders dans le domaine de l’énergie, du traitement des déchets et des eaux. Nos ingénieurs et notamment ceux issus des technopoles sont reconnus dans le monde entier. Les pouvoirs publics sont loin d’être insensibles à la croissance verte comme en atteste le Grenelle de l’Environnement. Quant à l’univers du Capital Investissement, il est conscient  des opportunités économiques.
Mais Il faut encore renforcer les échanges entre les pôles de compétences et rester concentré sur la phase de mise en marché, celle qui crée la valeur emploi.
J’en profite pour lancer un appel face à ce champ de potentiels.
Bienvenue à ceux qui veulent participer à la viralisation de l’écosystème national et international dans le domaine de la croissance verte. La finalité est de travailler quotidiennement avec les acteurs-clés du secteur, de faire émerger les startups et de soutenir leur essor.  Financeurs, conseils, mentors, tous ont une place majeure à prendre dans ces process itératifs de maillage de l’intelligence Green Française, dans une logique de création de valeurs.