jeudi 7 avril 2011

Soft4Energy, interview du Lauréat français

La valeur n’attend pas toujours le nombre des années. Soft4Energy, start-up créée il y a à peine un an, a défendu brillamment les couleurs de la France lors de la compétition mondiale CleanTech Open. Retour sur une ascension remarquée avec Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur de Soft4Energy.


Comment est née l’idée de Soft4Energy ?
Ingénieur de formation, j’ai un parcours d’entrepreneur assez diversifié. Au printemps 2009, je suis entré dans une phase de recherche d’opportunités autour du développement durable.
Parallèlement j’ai repris contact avec un ami expert dans le domaine. Notre réflexion s’est orientée vers le photovoltaïque. On a décomposé la chaîne de valeur en analysant la concurrence. La garantie de production était l’élément manquant. Ça tombait bien ! Nous avions toute la compétence pour développer un progiciel assurant la pérennité des installations grâce au suivi et à la gestion d’une maintenance préventive et corrective.  Un monitoring capable de détecter les alertes et d’intervenir à temps.

Une fois le concept posé, quelles ont été les phases de développement ?
La définition des fonctionnalités du logiciel a pris trois mois. On a choisi d’internaliser la fonction développeur pour gagner en agilité. La maîtrise du code est notre valeur ajoutée. Chaque semaine, nous faisons évoluer notre logiciel en fonction des demandes personnalisées de nos clients.
Nous sommes ensuite passés au développement du socle. Une phase souterraine de 5 mois. Pendant cette période nous avons obtenu une première subvention du Centre Francilien de l’Innovation. Cette aide a facilité le montage d’une plateforme pilote avec des clients partenaires/testeurs du progiciel.
Nos premiers contrats ont été signés en décembre 2010. La prochaine étape est de proposer à d’importantes centrales françaises et européennes l’utilisation du progiciel PVSoft.

Soft4Energy a remporté le concours CleanTech Open France puis a été parmi les finalistes de la compétition mondiale…  Une surprise pour vous ?
Je n’y croyais pas ! Nous étions lauréats du concours Tremplin Innov’eco et c’est à ce titre que nous avons participé à la compétition  française du CleanTech Open (CTO). Une fois encore, nous avons été les premiers. Cette pôle position nous a permis de concourir à la finale mondiale du CTO à San Francisco en novembre dernier. Imaginez 28 pays représentés, une salle comble et tous les regards posés sur des projets éco-innovants ! Je suis vraiment fier d’être arrivé parmi les 5 premiers.
Que retenez-vous de cette aventure dans la Silicon valley ?
Ecosysgroup, organisateur du concours CleanTech open France, nous a accompagnés dans la réalisation d’une vidéo en anglais et a financé notre voyage. Une formidable occasion de nous mettre en relief sur la scène internationale. En marge du concours, Pierre Nougué et ses équipes ont programmé une série de rencontres avec la communauté française implantée en Silicon valley. Elle a une énergie contagieuse ! Les contacts ont été riches. Depuis, nous envisageons d’installer une partie de nos équipes là-bas.

Participer au concours CleanTech open vous a ouvert des portes ?
Soft4Energy a gagné en visibilité et en crédibilité.
Mais au-delà des retombées presse, la participation au CleanTech Open a dynamisé nos ambitions. Un processus psychologique qui nous conduit à voir plus loin. Nous travaillons déjà à un projet de réseau social Machine to Machine, une plateforme fédératrice proposant de nouvelles applications et mutualisant les savoir-faire. Avoir été remarqué et soutenu compte pour beaucoup dans cette nouvelle aventure !