vendredi 19 décembre 2014

Revue de presse - Décembre 2014

Tribune d'Olivier Duverdier dans le journal Le Monde : Incubateur dans les grands groupes : attention à l'effet de mode


Alors que le modèle de gestion par le contrôle à outrance trouve ses limites dans les grands groupes français, ceux-ci explorent désormais de nouveaux outils de coopération, en interne et avec leurs « écosystèmes » extérieurs. Les incubateurs internes de start-up font aujourd’hui partie, parmi ces outils, de ceux qui sont les plus à la mode. Surfant sur la vague de l’Open Innovation (innovation ouverte), l’incubation de start-up devient une figure imposée des grands groupes dits innovants. Il est à parier qu’il n’y aura bientôt plus un seul rapport annuel qui ne mentionne leur existence.
Si les grands groupes s’intéressent aux start-up, c’est pour trouver de nouvelles sources d’innovation. Ils veulent y puiser l’agilité et la souplesse de la jeunesse qu’ils n’ont plus ; tout particulièrement en France où l’âge moyen des entreprises du CAC 40 est supérieur à quatre-vingts ans (même en prenant en compte la date de naissance des groupes actuels, GDF Suez ayant ainsi six ans).
Les start-up, pleines d’idées, vont chercher auprès des grands groupes le pétrole qu’elles n’ont pas encore et surtout leur première référence, celle qui leur donnera accès à leurs futurs marchés. La complémentarité des start-up et des grands groupes n’est plus à démontrer. Elle est un vecteur de compétitivité, lorsque la coopération est là.
Les incubateurs de start-up ont pour fonction de faciliter la vie de ces dernières dans leurs premiers mois d’existence. Ce sont des structures, publiques ou privées, qui mettent à la disposition de start-up sélectionnées des moyens qui leur permettent de se focaliser sur leur développement encore fragile et sur la découverte de leur modèle économique.
Ces moyens sont tout d’abord des locaux, des accès Internet, des formations… Ils peuvent aussi être complétés par un accompagnement des créateurs dans leurs réflexions, mais aussi dans leur recherche et développement, et dans leur démarche commerciale.
Pourtant, d’après l’Observatoire des pratiques de l’Open Innovation, publié fin novembre par le Medef, les objectifs de plus de 50 % des grands groupes étudiés en matière d’Open Innovation sont d’abord la veille technologique ou la génération de nouvelles idées plutôt que le développement de nouvelles affaires.

Pots de miel
Aussi, en extrapolant ces résultats au cas des incubateurs, on peut craindre que les incubateurs de start-up dans les grands groupes ne soient que des pots de miel servant à attirer les présentations des dernières nouveautés ; la procédure de sélection permet de gagner un accès « illimité » aux bonnes idées des start-up, et de pouvoir repérer sans filtre les grandes tendances dans son secteur au sens élargi.
Le blogueur Olivier Ezratty a souligné, dans une série d’articles sur l’Open Innovation, combien ces incubateurs pouvaient néanmoins contribuer au développement des start-up quand ils faisaient intervenir des mentors issus à la fois du monde des start-up et du grand groupe d’accueil. Mais c’est une pratique encore rare.
Trop souvent, l’implication des personnels du grand groupe se cantonne aux comités de sélection. Ce « mix » serait pourtant le meilleur moyen de réduire les différences culturelles entre start-up et grands groupes, condition nécessaire pour créer un écosystème d’affaires, et non de simple veille.
Les incubateurs sont l’occasion de développer les rencontres entre les dirigeants et les opérationnels des grands groupes et des start-up, en situation de travail et non de représentation. Ils peuvent contribuer au nécessaire changement de culture des grands groupes par la pratique. Cette pratique quotidienne doit permettre à chacun de comprendre les enjeux et les objectifs de chacun, de développer un climat de confiance et des relations d’affaires.
Le développement de la coopération ne peut pas venir d’injonctions à coopérer, mais de son usage pratique. Les incubateurs dans les grands groupes peuvent devenir ces lieux… si, et seulement si, les dirigeants le veulent et qu’ils y impliquent leurs équipes.


Le Journal des Entreprises : Innovation ouverte : Un baromètre pour comprendre les freins à son développement en France

  

Pour diffuser la culture « open Innovation », le Medef vient de publier un « baromètre » destiné à identifier les freins à son développement en France. L’idée de « l'open innovation» est de « décloisonner l'entreprise » afin d'alimenter la veille, d'innover sur les produits et services, voire de travailler sur des innovations radicales en mettant autour de la table, donneurs d'ordres, PME, clients, fournisseurs, universitaires, voire concurrents. Mais 58 % des entreprises interrogées redoutent le vol ou le détournement de leur propriété intellectuelle.
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jeudi 18 décembre 2014

Ynsect, vainqueur de l'édition 2014 lève 5.5 millions d'euros

Neuf mois après sa première levée de fonds de 1,8 million d’euros, YNSECT – The Insect Company –, entreprise spécialisée dans les biotechnologies « insectes », conclut une nouvelle augmentation de capital de 5,5 millions d’euros. A cette occasion, NEW PROTEIN CAPITAL, société financière basée à Singapour, rejoint YNSECT aux côtés de ses investisseurs actuels, EMERTEC Gestion et DEMETER PARTNERS qui participent eux aussi à l’opération.

Le monde fait face à un défi majeur avec le doublement des besoins alimentaires à l'horizon 2050, auquel les modes actuels de production, que ce soit l’agriculture ou l’aquaculture, ne permettent pas de répondre. Le constat est tout aussi préoccupant pour les besoins en matières fossiles. Face à cette pénurie annoncée de ressources, et en particulier de protéines, la production et la transformation d’insectes peuvent apporter une réponse sérieuse, mais elles n’ont à ce jour jamais atteint une échelle industrielle.

En 2011, YNSECT a été créé avec la vision de développer l’Entoraffinerie©, la bioraffinerie d’insectes. Cette solution technologique unique au monde associe un élevage industriel d’insectes et leur transformation en molécules d’intérêt pour les marchés de la nutrition et de la chimie verte. Au cours des 9 derniers mois, la société a notamment déployé un pilote d’Entoraffinerie©, projet primé au Concours Mondial d’Innovations 2030.

Cette nouvelle levée de fonds permettra à YNSECT de confirmer son avance dans cette nouvelle filière industrielle des produits biosourcés issus d’insectes. Elle renforce également son ouverture à l’international, en particulier en Asie, avec l’entrée au capital d’une société d’investissement singapourienne. En 2015, la société accélérera ses travaux de R&D dans son nouveau centre de 1700m² au Genopole d’Evry, débutera l’industrialisation de ses procédés et poursuivra sa stratégie de partenariats avec des industriels internationaux.

« C’est un grand honneur de voir EMERTEC Gestion et DEMETER PARTNERS nous renouveler leur confiance et d’accueillir dans notre actionnariat NEW PROTEIN CAPITAL. Cet investissement, par son envergure et par sa dimension internationale, place YNSECT comme leader mondial de cette nouvelle filière. Il est un signe particulièrement fort de reconnaissance des technologies de rupture développées par YNSECT et de validation de sa stratégie industrielle. Il va permettre à l’entreprise d’accélérer significativement sa feuille de route industrielle et lui donne ainsi les moyens de répondre rapidement aux fortes attentes de nos partenaires pour nos produits de commodités comme ceux à haute valeur ajoutée. » commente Antoine Hubert, Président d’YNSECT.

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lundi 24 novembre 2014

ECOSYS Group recrute !

ECOSYS Group fondateur du Cleantech Open France recrute un/ une Chef de Projet Junior Cleantech.

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